Le vrai enjeu, l'Europe!

Publié le par Francois MITTERRAND



Pendant que certains me représentent m'intéressant un tant soit peu au monde nombriliste des médias français (décocher des fléchette à tel ou tel candidat, est-ce bien du niveau d'un ancien Président de la République), j'ai pour m'occuper des sujets plus sérieux! Et n'en déplaise au plaisantin qui me caricature, c'est Alain Duhamel qui met le mieux en avant dans Libération mes sujets d'inquiétude : l'Europe mes amis, encore et toujours l'Europe, qui depuis bientôt 10 ans recule.
Je me prends à penser que si je n'avais solidement mis l'Euro sur les rails, mes successeurs auraient pu saboter cette partie aussi de mon œuvre... Et d'ailleurs, en sont-ils si loin? Quand on entend les candidats critiquer si fortement la BCE et ses décisions, certes délicates, mais souvent justes et surtout indépendantes, qui peut en pâtir si ce n'est cette monnaire unique qui est notre rempart?
Il semblerait que depuis 2005 au moins, les nationalismes se soient réveillés! J'en appelle donc tous les jeunes Européens à se souvenir de mon plus important message : LE NATIONALISME, C'EST LA GUERRE!

C'est pourquoi je suis aujourd'hui si déçu de voir Jean-Pierre Chevènement, qui a tant combattu cette Europe, être aujourd'hui un pilier de la campagne de Ségolène. Il garde un style et une intelligence dont le parti aurait tort de se priver (on voit le mal qu'il a causé à Lionel Jospin), mais cet homme ne doit jamais avoir les moyens de peser sur les choix internationaux de la France, il s'est presque toujours trompé en la matière! Pourquoi Ségolène ne finit-elle pas sa mue en appellant Kouchner et Tapie pour occuper le devant de la scène? Cela aurait quand même plus belle allure que certains revenants de son état major!

Publié dans mitterrand.2007

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tendonslarose 14/04/2007 22:33

Tapie, soutien de Sarkozy...Kouchner, contre la volonté des militants et du peuple de gauche qui s'y s'ont toujours opposé soutient aujourd'hui une union avec la droite sarkoziste ou bayrouiste...le molletisme, vieux poison de la gauche...

Francois MITTERRAND 15/04/2007 13:52

Je dirais plutôt le dogmatisme... Tu ne vois pas que sans cette solution c'est effectivement Sarko qui va l'emporter? Bayrou est une girouette, mais une girouette efficace, et si vous voulez vraiment battre Sarkozy car vous craignez le "totalitarisme", vous feriez mieux de vous ranger vite derrière cette solution raisonnable proposé par mon vieil ennemi Michel Rocard. Il tient là un moyen de casser le PS, et je pense qu'il n'a pas tord!

Salutations.

Benedetto 23/03/2007 22:17

Je ne pense pas que le vrai FM ferait des fautes aussi énormes que, par exemple, "dont le parti aurait tord de se priver". Eh oui, il faut avoir les moyens de ses ambitions…
Bien à vous,
Benedetto

Francois MITTERRAND 24/03/2007 15:41

Désolé Monsieur, mais là ou je suis, je dois taper moi même mes textes, je n'en ai pas l'habitude. Sous la dictée, ma pensée n'a aucune contrainte, reliée au clavier, il arrive parfois à mes doigts de déraper... Mais les idées restent, et l'Europe est mon combat éternel.Salutations distinguées.FM

Sphinx 21/03/2007 17:15

Ce qui est gênant avec Ségolène, c\\\'est son manque de charisme. Elle réduit la fonction présidentielle qui doit cultiver l\\\'indifférence, seul gage d\\\'indépendance, à l\\\'assistance. Pourtant elle a dû l’apprendre à l’Elysée.
Comme si les Français voulaient d\\\'une assistante sociale pour présidente, comme s\\\'ils ne pouvaient s\\\'élever, comme Hugo, au dessus de leur condition.
Avec elle, les pauvres, les exclus sont tirés vers le bas. Toujours plus d\\\'assistance, toujours plus de mépris. Vous voulez la preuve qu\\\'elle ne dit pas ce que les électeurs attendent : c\\\'est le petit Nicolas qui fait vibrer les noms de Jaurès ou de Blum ?
Que n\\\'en fait elle autant (en mieux) ? Ne peut elle trouver une belle citation, de nature à galvaniser, à redonner espoir ? Serait ce le thème de la proximité qui la conduirait vers les platitudes qu’elle débite à satiété ?
Ce qui est triste dans tout ça, c’est qu’elle avait de quoi réussir avec quelques unes de ses propositions courageuses de la précampagne. Mais aujourd’hui, où en sommes nous ?
C’est vrai que pour l’Europe, elle aurait pu proposer de grandes choses, claires, nettes, limpides, ne pas nous énarchiser le sujet. Malheureusement, ses propos, quand ils ne sont pas contradictoires, apparaissent bien timide. Quelqu’un lui dira-t-il que les courants, c ‘est fini quand on est candidate ?
Elle est libre, car le premier qui dira le contraire d’elle sera un diviseur. Pourquoi ne fait elle plus SA campagne ? Pourquoi sembler être à la remorque des autres ? Revenir sur les 35 heures n’est quand même pas plus difficile que d’annoncer qu’on va abolir la peine de mort non ? A ce jeu, je cherche celui qui prend le plus de risques. Et je ne trouve pas !