Le retour de Ségogo!

Publié le par Tonton

Ségolène Royal ne s'avoue pas vaincue. Après avoir essuyé une pluie de critiques parfois plus que méritées de la part de ses "amis" socialistes, elle s'est récemment refusée à toute polémique (tout en rêglant son compte à son détracteur le plus minutieux, Lionel Jospin). Pourtant, son vrai retour en héroïne de la gauche, elle le fait aujourd'hui dans Le Monde sous la forme d'une tribune terrible contre son ancien adversaire, qui aurait selon elle tout renié de ses convictions de campagne et serait en train de ridiculiser la France sur la scène internationale.
C'est donc en fanfare et toujours armée de sa démagogie confondante que notre Ségolène nationale cherche à dresser un bilan apocaliptique des reniements et cafouillements qui émaillent selon elle l'action politique de Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner.
Certes le président de la République s'est montré quelque peu plus flexible que pendant la campagne sur le sujet de l'intégration de la Turquie dans l'Union Européenne. Mais qui s'en plaindrait à part les souverainistes? Bloquer le processus aurait empêché l'accord sur le nouveau traité européen en indisposant encore davantage les britanniques... Tout le monde sait que la Turquie pourrait être admise un jour, mais qu'il faudra du temps et des efforts pour moderniser et démocratiser le pays d'ici là.
Ségolène Royal a raison d'épingler son ancien adversaire suite à la réunion du 14 juillet dernier et à l'invitation du Hezbollah... Pourtant le contexte est différent et ce dialogue 'inter-libanais', n'avait pas la même tonalité que la visite d'une candidate à la commission des affaires étrangères du Liban...
Par contre, l'attaque sur la nouvelle politique par rapport à l'Iran (accompagnée ensuite d'un vibrant hommage à la diplomatie chiraquienne) m'a vivement indigné, bien que peu surpris... Quand on se remémore l'inflexibilité de la candidate qui voulait et veux toujours interdire à l'Iran le nucléaire "même civil", on ne peut être que surpris!
Les autres attaques, déjà lancées par plusieurs opposants au président de la République n'ont pas la même force, après que l'Allemagne ait au contraire donné le sentiment que Angela Merkel et Nicolas Sarkozy étaient sur la même longueur d'onde...

Publié dans mitterrand.2007

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