Soutenons la réforme!

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Nicolas Sarkozy, mardi 18 septembre, a proposé, aux acteurs sociaux l'élaboration d'un "nouveau contrat social". | AFP/BENOIT TESSIER

Pendant que Ségolène se  prend pour le Christ et alors que Lionel Jospin a ranimé les haines inextinguibles du landerneau socialiste, le nouveau pouvoir avance méthodiquement. Après les déclarations volontairement provocatrices de Bernard Kouchner sur l'Iran, après l'annonce d'une politique culturelle renouvelée, notamment en matière d'architecture, d'urbanisme et de patrimoine, le grand sujet tabou est enfin à  l'ordre du jour.
Nicolas Sarkozy s'est exprimé hier sur ce qu'il appelle sa "stratégie sociale" : travail des "seniors", 35 heures, financement de l'assurance maladie, fusion ANPE-UNEDIC et la réforme tant attendue des régimes spéciaux. Le moins qu'on puisse dire est que le président, sans précipitation néanmoins, à l'intention d'utiliser son crédit dans l'opinion pour vraiment faire les réformes. Le gouvernement allemand, avec lequel une partie de la presse et des commentateurs en France nous voit brouillé, a salué par la voix de son porte-parole, Ulrich Wilhelm, un "discours courageux
[...] ou il a montré qu'il était décidé à faire avancer avec énergie sa politique des réformes en France. Le gouvernement fédéral en attend des impulsions importantes pour le renforcement de la compétitivité et de la croissance en Europe ».
Alors comme toujours, on va grogner à droite en disant qu'il ne va pas assez vite... Mais souvenez-vous de l'exemple d'Alain Juppé, qui a payé cher sa méthode en 1996, ou de Dominique de Villepin, qui cherche à se racheter une (bonne) conscience aujourd'hui... En réalité, la vieille droite conservatrice se morfond aujourd'hui d'avoir laissé  grandir en son sein celui qui n'est après tout conservateur que sur le plan moral, mais adopte des postures progressistes sur le plan économique. Les vrais progressistes à gauche ne s'y sont d'ailleurs pas trompés, de Kouchner à Bockel, en passant pas Claude Allègre et Eric Besson!
Je pourrais comme l'auteur du blog "concurrent" qui a émis quelques récents soubresauts me laisser aller à la critique facile de ce pouvoir de droite. Mais la France est un carrefour de son histoire et a trop besoin de réformes pour qu'il soit possible de faire rêver les français de la conservation d'un modèle social qui ne marche en grande partie plus. Quelqu'un a entrepris de le rénover, j'estime qu'il est de mon devoir de le soutenir, avec prudence, mais fermement tant qu'il est dans la bonne direction.
Enfin, pour répondre aux critiques de ceux qui voient en ma pensée une 'imposture' par rapport à mes discours de mon vivant, je leur répond d'analyser un peu plus profondément la façon dont j'ai de toute mes forces cherché à tué le parti communiste, seul moyen à l'époque d'amener la gauche au pouvoir. Les temps ont changé, je souhaite son retour, mais il faudra trouver les bonnes méthodes et pour cela analyser comment la gauche réussit, tout particulièrement chez nos voisins germaniques et britanniques...

Publié dans mitterrand.2007

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mic90 26/09/2007 07:08

Les "gauches" en UK et Allemagne ne sont pas de la même culture c'est bien là tout le problème, elles n'ont jamais demandé la "révollution" ni la disparition du capitalisme ni fait d'alliance pour gouverner avec le PC. L'Itale étant encore différente le PC italien n'étant pas proche du français

le lecteur 25/09/2007 19:57

Bonjour,pouvez vous approfondir votre phrase: "...j'estime qu'il est de mon devoir de le soutenir, avec prudence, mais fermement tant qu'il est dans la bonne direction."Que pensez vous de la dépénalisation du droit des affaires proposé par le président.Merci