Chirac et l'Irak

Publié le par Francois MITTERRAND

Bonjour chers lecteurs,
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Puisque la question m'est posée, il est de ma responsabilité d'y répondre de la façon la plus honnête possible.
J'estime qu'une fois évanouis les nuages de fumée médiatique, l'Histoire sera sans doûte sévère avec la gestion de la crise Irakienne par Jacques Chirac lors de cet épisode qui est aujourd'hui encore vu comme un des points positifs principaux de son action.
On a été excessivement sévère à l'époque avec mon analyse - pourtant lucide - de la réunification allemande. Beaucoup d'observateurs ont mal compris l'importance que j'attachais alors (et toujours à l'heure actuelle) à la question des frontières, notamment pour les territoires allemands en pologne. De même, les médias dans leur ensemble sont passés - pour la plupart - à côté d'une analyse sérieuse de la position française et de cette opposition stérile qui n'a fait qu'accélerer une guerre inévitable et dégrader les relations entre les États-Unis et la France.
J'avais mis des années à convaincre l'administration américaine, celle de Reagan, puis celle de Bush de l'amitié particulière de la France, alliée évidente des États-Unis, mais jamais à leurs ordres. Jacques Chirac a brisé, avec l'aide très efficace du ministre des Affaires Etrangères de l'époque, Dominique de Villepin, cette relation particulière en faisant preuve d'un jusqu'au boutisme dévastateur.
Comme Bernard Kouchner, je pensais que cette solution n'était pas la bonne, et que sans forcément engager la France dans ce conflit, les relations particulières de la France avec le régime de Saddam Hussein (!) auraient du nous permettre de jouer un rôle différent de celui du procureur implacable qui donne des leçons au monde entier... C'est pourtant le choix qui a été fait avec les résultats que l'on connaît : la guerre n'a pas été évitée et la position de la France n'a fait qu'élargir le fossé entre les différents acteurs du "choc des civilisations". C'est donc à mes yeux une erreur stratégique d'importance, d'autant plus quand on doit faire face à un nouveau péril si particulier, les attentats terroristes à grande échelle.  Laissons du temps au temps avant un jugement définitif de cette période. Pourtant je gage que le discours enflammé de Dominique de Villepin devant l'Onu restera comme l'œuvre d'un hystérique (sans scrupules par ailleurs, cf. Clearstream) et non un héros de la paix..
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Publié dans mitterrand.2007

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Gasper 05/07/2007 17:17

Un regard "from America" sur la position de la france pendant la guerre en Irak:http://desourcesure.com/medialand/2007/07/connaissezvous_bill_maher_cest.php

Gasper 05/07/2007 15:04

Allez, ne vous en faites pas, il va en rester de la charpie d'ici la fin du mandat de Dominique de Villepin... ne vous faites pas de doute pour ça... c'est pas tres urbain de votre part de tacler l'homme qui va pas trader a etre a terre.sinon, j'ai bien aimé votre commentaire sur le site de DSK