50ème post et coup de colère

Publié le par Francois MITTERRAND

Bonjour et bienvenue à vous, chers lecteurs fidèles ou infidèles.

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Ceci est mon cinquantième article après environ 3 mois d'existence et une mise en route progressive. Ce blog a atteint un rythme de croisière intéressant, pourtant je n'ai pas l'intention d'en rester là et travaille aux concepts qui le rendront plus attrayants dans les semaines qui viennent. Dans tous les cas, n'hésitez pas à laisser une trace de votre passage et les raisons pour lesquelles vous aimez ou non ce blog, vos idées de débats pour le futur, les thèmes que vous souhaiteriez me voir aborder.
Tombons le masque un instant...
J'estime que l'un des objectifs prioritaires est d'utiliser ce blog pour défendre la mémoire du vrai François Mitterrand, personnage encore souvent injustement attaqué à droite comme à gauche, ou incompris par certains qui s'en réclament pour essayer de s'élever comme Ségolène Royal.
J'en profite pour dire tout le respect que les actes, la personnalité et la culture de François Mitterrand m'inspirent.

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Ceci dit, je reprends le masque qui est le mien depuis la fin mars...
Je vais d'ailleurs commencer tout de suite en poussant un cri de colère contre les divers chroniqueurs qui se sentent obligés ces derniers temps de coller la même étiquette à mon successeur et moi même. Pourtant, RIEN dans l'exercice du pouvoir tel que je le concevais ne s'apparente à la façon dont Jacques Chirac a gouverné la France pendant 12 ans. Certes, le style a changé avec Nicolas Sarkozy, mais les vraies raisons de ce changement ne sont presque jamais analysées correctement.
J'ai pendant 14 ans essayé de travailler au service de la France, un pays que j'aimais charnellement et pour les français, un peuple complexe, changeant, rebelle, mais aussi l'un des plus fascinant à gouverner.
J'ai d'ailleurs écrit dans Ici et maintenant la phrase suivante : "Quand la France rencontre une grande idée, elles font ensemble le tour du monde" et c'est ce que j'ai cherché à démontrer à travers la construction européenne telle que je la concevais, à travers nos relations avec l'Afrique et le monde Arabe, avec un idéal humaniste inébranlable qui a été, je le crois, l'honneur du pays des droits de l'homme. Le grand échec de mon successeur, c'est d'avoir sacrifié en petites compromissions une partie de cet héritage, de s'être montré incapable de maintenir l'élan européen, d'avoir déséquilibré la politique extérieure de la France et affaibli sa voix dans le monde (à part dans certaines dictatures moyen-orientales ou africaines!)...

Sur le plan de la politique intérieure ensuite, j'avais il est vrai une vision de la constitution de la Vème République, pour l'avoir beaucoup combattu, qui me poussait à intervenir le moins possible dans ces domaines, ou en tout cas de moins en moins après la période réformatrice de 1981 à 1985. J'ai toujours pensé que les institutions étaient dangereuses et qu'il fallait donc laisser du pouvoir au gouvernement et aux parlementaires à l'assemblée. Mon successeur a voulu conserver ce qu'il voyait comme une stratégie et pendant des années a donc agi et été décisif dans nombre de dossiers cruciaux internes en se cachant derrière son conseil des ministres. Il donnait l'impression extérieurement de ne se soucier que de politique extérieure, mais pourtant, il était aux commandes et c'est bien sa responsabilité qui est flagrante dans l'échec français des 10 dernières années. C'est lui qui a vidé de leur subtance - dès les premières contestations et quasi systématiquement ensuite - toutes les tentatives réformistes de ses différents gouvernements! Sûrement ai-je moi aussi fait des erreurs pendant 14 ans. Pour autant, le déficit de la France était encore limité, et un grand nombre de mesures, qu'elles soient populaires ou non ont profondément transformées le pays pour son plus grand bénéfice! J'avais fait le choix de laisser le gouvernement gouverner et je m'en suis tenu à cette rêgle, qui me semble correspondre à une vision démocratique de gauche.

Concernant la comparaison avec Nicolas Sarkozy, il est un peu tôt pour en discuter de façon détaillée aujourd'hui. Pourtant, malgré des idées différentes sur de nombreux sujets et notamment les dangers d'une présidentialisation du régime, il me semble être plus proche de moi dans sa façon d'exercer le pouvoir, que de Jacques Chirac. Beaucoup de gens semblent avoir oublié l'agitation qui règnait suite à ma victoire de mai 1981 et comment j'étais moi aussi entré de plein pied dans la politique internationale, tout en m'engageant dans les grands projets nationaux (jouant même une fois contre une réforme d'un de mes ministres dont le projet de loi absurde sur l'éducation échoua à ma grande satisfaction, cf. le livre de Jacques Attali...). Il est facile de lancer l'anathème sur le nouveau président et cela attire à peu de frais nombre de commentateurs fades dans leur analyses, mais cuisants dans leurs attaques. Pourtant, malgré le plaisir que cela procure à tous les pourfendeurs du sarkozysme, qu'est-ce que cela apporte en thème de compréhension réelle du phénomène? Comment, si tout ce que le président fait est systématiquement mauvais, expliquer que les français, qui ne sont pas tous idiots, lui accordent pour le moment leur confiance? Tout simplement car tout nouveau gouvernant a droit pour le moins au bénéfice du doûte... D'autant plus quand ses débuts montrent qu'il est toujours engagé à faire son possible pour tenir ses promesses de campagne, alors que son prédécesseur utilisait ces périodes comme un moment ou toutes les promesses sont permises, jamais comme un engagement vis à vis de ses électeurs!!

Publié dans mitterrand.2007

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ALCO 03/07/2007 13:57

A propos de ce blog que j'ai découvert récemment...Je trouve les posts publiés intéressants et riches d'enseignement par leur contenu et les analyses qui y sont faites.Je suis parfois surpris par la virulence de certains propos et commentaires, mais nous sommes en démocratie et donc tout le monde a le droit de s'exprimer fut-il négativement.Concernant ce 50ème post proprement dit...Un élément me surprend dans le paragraphe consacré à l'action extérieure de J. Chirac. C'est l'absence de référence à sa prise de position déterminée et résolue contre la guerre en Irak en 2003 et la non participation de la France. Cela me semble pourtant un élément majeur de son 2ème mandat en matière de politique extérieure, et à l'heure du bilan cela ne peut qu'être comptabilisé à son crédit me semble-t-il.L'auteur du blog pourrait-il donc nous éclairer sur ce point et  nous faire part de son point de vue ?Merci.ALCO

elephantman 29/06/2007 00:12

ouiil n'y a pas photo

hanse 28/06/2007 15:50

pourquoi avez-vous censuré le précédent commentaire qui faisait le distinguo entre votre blog et un autre ,cloturé depuis?. distinguo qui n'était certes pas à votre avantage.....n'acceptez-vous pas la critique ,même féroce?...Il y a peu de chances que ,dans ces conditions,on cotinue à vous lire...

John 28/06/2007 09:53

Oh! Il est tout colère l'imposteur!!Comme l'imposteur anonyme de ce blog venez Adhérer à l'UMP et Devenez acteur du mouvement !Être adhérent de l’UMP, c’est être au coeur d’une formation moderne et démocratique, rassemblant des Françaises et des Français de tous âges, de toutes origines, de toutes conditions.Notre mouvement populaire se construit avec chacun d’entre vous.Imaginons ensemble la France d’après.Merci http://mitterrand.2007.over-blog.com/  !!LONGUE VIE SARKOZY !!