Réflexions politiques

Publié le par Francois MITTERRAND

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Plus que quelques jours d'une campagne qui n'aura passionné que peu de monde. Il est désormais temps pour moi de repenser à cette élection présidentielle que beaucoup de facteurs rendaient apparemment favorables à la gauche ("rêgle" de l'alternance, bilan de Jacques Chirac, victoire aux élections régionales...).
Je constate pourtant avec amertume aujourd'hui que s'il y a eu huit élections du Président de la République au suffrage universel sous la Cinquième après le coup d'état de son créateur, six ont été remportées par la droite! Cela fait bien de ce régime une sorte de coup d'état permanent auquel moi seul ai su résister.
Pourtant, donner tous les torts à la constitution dans cette affaire serait stupide, bien que son caractère parfois anti-démocratique ait été renforcé par un quinquennat que j'ai utilisé politiquement, mais que je me suis bien gardé de ne jamais appliquer!
Il est grand temps aujourd'hui de penser à la renconstruction d'une gauche de pouvoir, une gauche qui ne hurle pas dans l'opposition des propositions qu'elle serait bien en peine de mettre en application... Nous avons beaucoup à apprendre de la façon dont le nouvel élu a procédé au RPR à l'UMP, c'est pourquoi je n'ai pas hésité, quitte à choquer nombre d'entre vous à le défendre, parfois avec fougue, contre les attaques grossières qui ont été portées contre lui.
Pour affronter un adversaire politique de cette taille, mieux vaut ne pas le caricaturer et savoir reconnaître les réelles qualités sans lesquelles il ne serait pas arrivé au pouvoir. Cela permet de relever de manière tout aussi efficace mais beaucoup plus crédible ses défauts lorsque vient le temps de les dénoncer.
Comme je l'ai dit de mon vivant, "l'homme politique s'exprime d'abord par ses actes, c'est d'eux dont il est comptable". Le bilan de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur n'avait rien d'exceptionnel, mais il n'était pas non plus aussi mauvais que ses détracteurs le dénonçaient, eux dont la phobie anti-sécuritaire ruinait les arguments. Il s'était habilement éloigné du bilan peu flatteur de Jacques Chirac, il s'agissait donc de le combattre projet contre projet, jeu auquel le Parti Socialiste et sa candidate n'avaient aucune chance, engoncés dans un grand écart constant entre les orientations plus modernistes que Ségolène souhaitait, quelques orientations sociétales discutables (son goût pour la rigueur qui jurait à gauche) et la discipline du Parti.
Revenons au Président de la République : "le chef de l'État ne peut dépendre que de l'idée qu'il a de l'intérêt public et des suffrages du peuple qui l'a élu" ai-je déclaré un jour. C'est dans ce domaine, qu'après la curée citoyenne et journalistique de ceux qui ne respectent pas toujours la démocratie, qu'il faudra juger réellement les réformes mises en place. Et reconnaître si parfois il arrive à mettre le pays sur les bons rails sur tel ou tel sujet.
Pour reconstruire une alternative valable, l'opposition ne doit pas simplement être inconditionnelle, elle doit être attentive aux problèmes de tous, et particulièrement des plus démunis, qui dans un paradoxe apparent, n'ont pas toujours fait confiance à la gauche cette fois-ci. Il s'agit vraiment de rendre aux français le sentiment de sécurité qu'ils n'ont plus depuis des années, et que la flexibilité que va tenter de mettre en place le nouveau gouvernement ne va pas leur rendre.
Pour libérer les puissances créatives dans ce pays, il faudra faire en sorte que personne ne se sente exclu de la politique que nous proposerons dans les années à venir. Cela demande un effort de réflexion sur nous même, nos pratiques et notre approche du libéralisme. Cela nous impose de nous ouvrir sur le monde, et sur la compréhension honnête et non plus idéologique de ce qui marche et ce qui ne marche pas dans les autres démocraties de la planète. Rien ne nous empêche une fois ce travail réalisé d'être innovants en imaginant la société de demain, mais de grâce, comprenond d'abord  - enfin ! - celle d'aujourd'hui!
<< Une politique qui se borne à brasser des rêves les trompe tous. Une politique qui les ignore se trompe sur la nature de ceux qu’elle prétend conduire. >>

Publié dans mitterrand.2007

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Sarvier 15/06/2007 23:02

En dépit des critiques acerbes qui tentent de dénigrer votre blog, je ne cache pas ma satisfaction par rapport à cette entreprise. Comme j'ai pu le constater depuis quelques jours, de nombreuses personnes s'offusquent et fustigent le site mitterrand-2007. François Mitterrand était un homme politque qui, indéniablement a marqué le paysage politique français. Je suis epris de cette personne et c'est pour cette raison que j'approuve pleinement mitterrand-2007. Le caractère mystérieux de ce blog, qui resulte de votre anonymat, correspond en quelques sortes à un fragment du tempérament de notre ancien président. Par la même occasion, l'idée de se mettre dans la peau de François Mitterrand par le biais d'articles me paraît d'une certaine manière originale et amusante. Votre action permet de faire remémorer aux passants ce personnage illustre qui a mérité sa place dans l'Histoire. 

John 13/06/2007 09:16

Les confrères étrangers, eux, n’ont évidemmentpas ces pudeurs. Le correspondant àParis d’une radio suédoise interroge toutde go : « Sarkozy ne représente-t-il pas unrisque de dictature ? » Un journaliste de latélévision croate qui a suivi le candidat dansses pérégrinations en dresse un portrait,d’ailleurs exagéré, à faire dresser les cheveuxsur la tête. Le Süddeutsche Zeitung deMunich dépeint « un macho sans scrupuleet brutal qui joue avec la peur des gens ». LeFrankfurter Allgemeine Zeitung lui décernele prix de « l’homme politique le plus ambitieuxet plus impitoyable d’Europe qui n’apas de vraie conviction, mais s’aligne surl’humeur du peuple ». Le quotidien espagnolEl Pais voit en lui un héritier populiste des« régénérationnistes de la droite espagnolede la fin du XIXe siècle ». Le Tageszeitungde Berlin (de gauche, il est vrai) décrit unGeorge Bush tricolore qui veut imposer enFrance l’idéologie de la droite néoconservatriceaméricaine. La presse italienneinsiste sur sa proximité avec la droite postfascistede la péninsule (qui s’est, avecGianfranco Fini, ouverte à la modernité).Si la presse conservatrice britanniqueidentifie volontiers, avec admiration,Sarkozy à Mme Thatcher, la plupart desjournaux européens, en particulier scandinaves,l’assimilent plutôt à un aventuriernéobonapartiste qui représenterait unegrave menace pour la démocratie.En France, en revanche, tout se passecomme si ce type d’analyse était indicible.On n’ose pas. On a peur. De quoi ? Desreprésailles si Petit César l’emporte ? Dela trappe qui s’ouvrira aussitôt ?Celle qui s’est ouverte, par exemple,sous les pieds de la députée UMP NadineMorano. Elue de Lorraine, fervente sarkozyste,talentueuse femme de tempérament,n’ayant pas froid aux yeux, elle faisait partiede la task force du candidat. Et, soudain,à la trappe ! Officiellement, parce qu’unreportage diffusé sur France 3 lui a attribuéun rôle un peu ridicule. Mais il se trouvequ’étant l’une des rares à oser s’adresseravec franchise à son héros elle lui avaitfait remarquer que, entouré d’une nuéede courtisans qui passaient leur temps àchanter ses louanges et sa gloire, il étaitdevenu allergique à la moindre remarquecritique. Elle s’était en outre inquiétée desa tendance à s’immerger compulsivementdans les sondages qui lui renvoyaientconstamment sa propre image. Résultat :out ! « Cramée », disent les « bonnes camarades» de la pécheresse. Il fait peur.Eh bien, il est temps de soulevercette chape de plomb. De braver cetteconspiration du silence.Il y a quelques mois, Guillaume Durandconsacrait deux heures de son émission« Esprits libres », au livre plutôt hagiographiquede Catherine Nay consacré à NicolasSarkozy. Les livres hostiles au candidatUMP, assez nombreux, n’ont jamais eucette chance. Or la lecture de cet ouvrage,honnête malgré tout, laisse une impressionétrange. Certes il est censé vanter lesqualités du « grand homme » ; mais, enmême temps, et au second degré, il endresse un portrait psychologique extraordinairementpréoccupant : celui d’unhomme dont l’unique véritable sujet depréoccupation est lui-même, sa propresaga et sa quête obsessionnelle du pouvoir.L’histoire qui le fascine, c’est la sienne ;de l’humanité, il ne retient que sa part ;son ascension, à quoi se réduit son seulidéal, débouche sur l’arrivée au sommetqui constitue son seul rêve. Il ne lit qu’unlivre, celui dont son ambition constitue latrame. N’écoute qu’une seule musique,celle qui lui permet sans répit de chanterson épopée. Aucune ouverture sur une autreperspective que celle dont sa personnedessine l’horizon, sur un autre monde quecelui dont il occupe le centre.Analyse-t-il les changements qui seproduisent autour de lui, dans la société ?Non… Mais, sans cesse, il revient sur le seulchangement qui l’obsède et rythme ses discours: son propre changement, dont il faitcomme un ressort. « C’est vrai, explique-t-ilà Catherine Nay, j’étais égoïste, dépourvude toute humanité, inattentif aux autres,dur, brutal… Mais j’ai changé ! » Sans cesseensuite, au grand désarroi de ceux quil’idolâtraient quand il était, à l’en croire,si mauvais, il fera l’aveu de tout ce que luireprochent ses adversaires pour mieuxmagnifier l’ampleur des métamorphosespar quoi il se transcende. Quitte à se révéler,à l’usage, plus égotique et plus brutalencore.

Francois MITTERRAND 13/06/2007 17:36

John, je n'efface pas cette propagande, mais le rythme est quand même agaçant, surtout pour de telles stupidités. Pourquoi ne pas allez poster ces bêtises chez les Apôtres de mon défunt concurrent?

Alceste 13/06/2007 03:54

Ne pas perdre de temps et d'énergie avec des imbécilités.Ce qui importe ? La régénération géno-civilisationnelle des nôtres, d'Europe !Un moyen potentiel ? La transition sarkozienne !Cordialement,APS : Vie ? Europe !

eliejeannebellamy 12/06/2007 21:59

A lire les commentaires parfois peu sympathiques envers le rédacteur, comme si il n ' y avait qu'un seul "vrai faux FM" qui détiendrait la vérité suprême (qui au passage a juste rouler en douce pour qui on sait, donc démarche dépourvue de sincérité), on comprend mieux pourquoi la gauche a dû mal à se relever quand un spectre, dont le bilan n a pas toujours été des plus transparents, embrume encore certains cerveaux aveuglés par l'homme, le regard, l'avenir dans le retroviseur.Et puis honnêtement, ceux qui n'aiment pas l'initiative peuvent passer leur route. Et puis, les propos tenus ne sont pas forcément dénués de sens (on adhère ou on n' adhère pas), l'enrichissement est plus intéressant que le lattage permanent et non constructif. Dites plutôt pourquoi vous n etes pas d'accord, cela fera avancer la réflexion. Essayez plutôt d'apporter de l'eau au moulin.Et de grâce, arretez de corriger les fotes d'ortografes et de gramères  c'est insupportable. Ca va, ce n est pas du langage texto non plus, je vous conseille d'écouter plus attentivement politiques et journalistes, les fautes d'expression orales fusent aussi à profusion. Et de grâce, arrêtons de penser que chacun détient la vérité suprême, ca aussi c est insupportable.Voilà en espérant n' avoir froissé personne, élevons un peu le dialogue.La bonne soirée à toutes et tous.

Francois MITTERRAND 13/06/2007 01:04

Merci du commentaire, je dois avouer qu'il n'est pas superflu après ce flot de méchanceté gratuite...Merci encore.Très cordialement.

cyrille 12/06/2007 21:26

"Pour prendre le recul que me conseille un aimable lecteur, je vous conchie Monsieur."Monsieur Mitterand,Selon votre phrase, l'aimable lecteur vous conseille le recul. J'ai compris moi qu'il vous conseille de prendre du recul. Peut-être l'avez-vous mal compris, son conseil? Mais si le sens de la vie est d'avancer, on peut difficilement qualifier d'aimable celui qui vous souhaite de reculer.Ou peut-être l'avez-vous bien compris, son conseil? Alors vous auriez fait, monsieur Mitterand, une faute très surprenante pour un fin lettré comme vous l'êtes. Elle eut été bégnine à l'oral, sûrement même passée inaperçue, mais jamais je ne l'aurais imaginée sous votre plume. Sous le coup je suis saisi de doutes. Je croyais rencontrer l'esprit de Tonton et vous me faîtes penser que vous n'êtes qu'un usurpateur. Et très peu qualifié pour l'être. C'est pourquoi je vous recommandais tout à l'heure d'utiliser mieux votre temps. Vous avez vu de la haine quand j'étais porté par la compassion. Votre blog est indigne d'intêret. La vacuité de vos analyses pourrait être compensée par la qualité de votre prose mais vous avez largement démontré ça n'est pas le cas.Je m'en foutrais totalement si vous n'alliez pas un peu partout faire votre promotion, prétendant d'abord concurencer le blog original, et maintenant le remplacer... Vous en êtes tellement loin. Je persiste dans ma bienveillance en vous souhaitant tout de même de vous en rapprocher, dans la mesure de vos moyens bien sûr. C'est là que je rejoins notre aimable lecteur, en vous conseillant non pas de reculer mais de prendre du recul, afin de penser à avancer. Votre engouement est plutôt louable mais vos prétentions sont plus que contestables. Le chemin est encore long et je vous garantis qu'avec humilité vous avancerez plus vite.Bien à vous,Cyrille

Francois MITTERRAND 13/06/2007 00:40

Et dire que vous prétendez me donner des leçons de grammaire... Enfin je mets ça sur le compte de votre "germanisme" (cf. studis-online.de)! Et dire que vous osez parler de vacuité... De grâce, passez votre chemin!