Leader du PS, G8

Publié le par Francois MITTERRAND

Bonjour chers lecteurs,

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Je ne sais si vous avez remarqué le phénomène, mais les médias semblent avoir tranché : la compétition pour 2008 et au delà pour 2012 au sein du Parti Socialiste devrait se jouer entre la favorite Ségolène Royal et le "challenger" Bertrand Delanoé. Les autres grands noms du parti, du fait qu'ils n'arrivent toujours pas à être populaires (tout du moins à gauche, car DSK par exemple est aussi populaire que Ségolène dans l'ensemble des français) semblent quasiment éliminés d'avance.
On attend pourtant la dernière charge des éléphants qui devrait avoir lieu à partir de dimanche 17 au  soir, une fois les législatives perdues  de façon sans doute magistrale par la gauche. Il ne faut pas oublier qu'en temps normal, le découpage électoral (petit cadeau laissé à la France par Charles Pasqua) est déjà favorable à la droite, cela devrait se sentir particulièrement lors de ces élections !
Comme je l'ai déjà dit récemment, je pense que le seul espoir de changement réel pour le PS consisterait, outre à un changement de ligne politique, à une alliance entre Fabius et DSK. Pourtant , cela semble totalement innaccessible aujourd'hui et à voir comment Mme Royal continue à souffler le chaud et le froid (comme ses déclarations dans le train ou elle a affirmé qu'elle aurait été candidate au poste de premier secrétaire si son "compagnon avait démissionné, pour revenir en arrière ensuite), on ne peut que s'inquiéter du futur si le parti lui tombe effectivement entre les mains... Cette popularité très importante qu'elle a su conserver grâce à un score qu'elle ne juge pas déshonorant, et à sa réaction immédiate après les résultats de la présidentielle(dont j'avais déjà parlé il y a quelques temps) lui donne une vraie longueur d'avance, avance qu'elle va désormais devoir gérer soit en attendant les prochaines échéances, soit en cherchant à accélérer les choses et accéder au poste qui lui permette d'être sans conteste le leader de l'opposition.

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Le sujet primordial du moment, qui éclipse les législatives, c'est bien entendu le sommet du G8. Ségolène Royal a réagi sur un  des thèmes, à savoir l'environnement en déplorant qu'il n'y ait pas d'objectifs plus ambitieux. Pourtant, elle qui se fait conseiller par Bruno Rebelle sur les questions environnementales, et avait commencé à attaquer le nucléaire, seule énergie à pouvoir vraiment aider à avoir des objectifs ambitieux de réduction des émissions de CO2, ne me semble encore une fois pas vraiment crédible sur le sujet... Qui de toute manière prête à débattre, tant la position iconoclaste de Claude Allègre, qu'il rappelle dans le Point de cette semaine et qu'il a détaillé dans un ouvrage récemment (Ma vérité sur la planète) est troublante et illustre la complexité du problème!
Mais le G8 était aussi l'occasion pour les puissants de la planète d'aborder des problèmes cruciaux comme l'aide au développement, et notamment le déblocage d'une aide spéciale pour lutter contre - entre autres - le sida  en Afrique. La somme de 60 milliards de dollars a été validée, avec un  engagement de l'Allemagne et des Etats-Unis de doubler leur contribution actuelle, ce qui porte à 30 milliards l'aide américaine. Il manque un agenda précis pour la mise en place de cette aide, mais c'est un mouvement positif.
Un autre sujet aura marqué ce G8, contrairement à ce qu'on pouvait attendre, cela n'a pas été l'Iran, mais le risque du retour à une période proche de la guerre froide avec la Russie qui s'oppose fermement au projet américain de bouclier anti-missiles en République Tchèque et en Pologne. Comme le lui a justement dit Tony Blair, Vladimir Poutine et son pays commencent à faire peur aux Occidentaux, et c'est une situation qu'il convient de faire évoluer dans les années à venir. Le nouveau style diplomatique français qu'incarne Nicolas Sarkozy, ainsi que la position de force d'Angela Merkel ont un rôle d'apaisement à jouer, et ce sommet a été l'occasion de démontrer à la fois leur entente, et le bénéfice qu'on peut attendre d'un retour en force du couple franco-allemand sur la scène européenne et internationale. On peut regretter que Tony Blair quitte la scène à ce moment précis et espérer que Gordon Brown sera se montrer plus proche de l'Europe que jusqu'à aujourd'hui, mais cela ne sera pas chose aisée tant les britanniques restent "prudents" en matière européenne. 

Publié dans mitterrand.2007

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